Mardi 1 juin 2010
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17:29
Petit, tu as sûrement déjà été piqué par un moustique. Ce sentiment de brûlure et de démangeaison nous rend si
triste, tu ne trouve pas ? Personne n'aime que les moustiques s'approchent de lui.
Surtout ces dernières années, tout le monde les détestent à cause du terrible paludisme dont les moustiques
sont les grands coupables. De tous temps, toutes sortes de produits pour se débarrasser des moustiques ont envahit le marché afin d'anéantir ce véhicule d'épidémie.
Autrefois, comme la science n'était pas développée, il n'existait donc évidemment aucun diffuseur électrique ni
aucune crème pour se protéger, c'était pire encore dans les campagnes et les familles pauvres où se faire piquer sur tout le corps et avoir des boutons rouges qui grattent était chose
courante.
Pendant la dynastie Qin, il y avait un enfant nommé Wu Meng, à 8 ans il était déjà un très bon fils, parce
qu'il avait peur que ses parents se fassent piquer par les moustiques, ils se donnait en repas aux insectes en échange de quoi ses parents pouvaient passer une nuit paisible.
La famille de Wu Meng était extrêmement pauvre, son père travaillait dur mais gagnait à peine de quoi nourrir
convenablement une personne, malgré cela Wu Meng était un bon fils, respectueux de son père, il comprenait la situation et cela faisait dire cette phrase au gens de l'époque « c'est aux
portes pauvres que naissent les bons fils ».
La famille de WuMeng était si pauvre que la famille entière dormait dans une seule pièce sans moustiquaire
attachée au dessus du lit. Chaque nuit d'été se transformait en une foule de moustiques volant autour d'eux, guettant une occasion d'attaquer. Souvent le lendemain au réveil à cause de l'invasion
de moustiques, ils avaient mal dormi et leur corps était couvert de boutons rouges qui démangeaient.
Un soir arriva une chose émouvante. Wu Meng, son père et sa mère après avoir fini leur journée de travail,
chacun leur tour allèrent au lit pour dormir. A peine couchés, les odieux moustiques lancèrent leur attaque.
Ils commencèrent à agiter leur éventail pour les chasser, au passage ils profitaient de l'air frais, mais peu
après, parce qu'ils ne tenaient plus de fatigue du travail de la journée, ils tombaient quand même de sommeil.
Après avoir dormi seulement un court instant le « bzz bzz » des moustiques qui volaient aux oreilles
de Wu Meng le réveillèrent, ses bras avaient déjà été piqués plusieurs fois par les insectes et il n'avait pas d'autre choix que de se réveiller.
Wu Meng se leva carrément, s'asseye sur le lit et se plaignit tout bas « ces horribles moustiques sont
encore venus, dès que l'été arrive on est plus tranquille ! » Tout en parlant il se saisit de l'éventail et essaya de les faire partir.
Cependant à ce moment-là Wu Meng vu ses parents qui commençaient eux aussi à se tourner et se retourner dans le
lit, dans leurs rêves ils se saisissaient une fois de leur mollet, l'autre fois de leur bras, ce n'était vraiment pas un sommeil stable.
Wu Meng regardant ce spectacle commença à penser au labeur de la journée de ses parents et se sentit très
triste. Il pensa « Je ne suis vraiment pas un bon fils, en voulant justement faire fuir les moustiques, ne se sont-ils pas tous envolés vers Papa et Maman? Il vaut mieux que je leur permette
de manger de peur qu'ils n'aillent piquer mes parents. »
Wu Meng resta assis sans bouger et dit tout bas « les moustiques, venez me piquer »
Ces moustiques changèrent vraiment de cible, les un après les autres s'arrêtaient sur son corps et se
régalaient. Wu Meng se déshabilla complètement et laissa les moustiques le piquer joyeusement. Mais lui, le tout petit, essayait de supporter la douleur, espérait que ses parents n'aient pas à
subir l'intrusion de moustiques et puissent dormir profondément et souriant.
Passèrent ainsi deux nuits, le troisième jour, ses parents étaient perplexes car soudainement les moustiques ne
les piquaient plus, mais Wu Meng avait le corps recouvert de traces de piqures. Ils décidèrent donc de chercher la raison pendant la nuit.
Une fois la vérité découverte, les parents de Wu Meng furent très émus aux larmes. Sa mère s'empressa de le
prendre dans ses bras et lui dit en pleurant « mon stupide fils, tu as souffert, maman a de la peine ! Surtout ne recommence plus jamais ça ! »
« En fait, j'ai pas mal du tout, je voulais seulement que Papa et Maman dorment bien, alors, moi, votre
fils, ça me rend heureux » Un si bon fils console de toute façon déjà des parents !
Comme Wu Meng n'avait que 8 ans son bon cœur semblait plus appréciable. Un entrainant dix, dis entrainant cent,
même le préfet entendit cette histoire. Il offrit spécialement une moustiquaire à la famille de Wu Meng et vit l'éloge de ce bon fils.